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Publié par Anne

On m'a plusieurs fois demandé d'expliquer comment je m'y prenais pour encadrer mes ouvrages. Cela fait maintenant plus de dix ans que je le fais moi-même, d'une part parce que c'est plus économique, mais surtout parce que j'ai plusieurs fois été déçue par des encadrements de "professionnels" qui ne savaient pas travailler le tissu. Après avoir récupéré un abécédaire de guingois chez une encadreuses pourtant réputée (qui avait fait mine de s'étonner que j'y trouve à redire...), j'ai décidé que désormais, si j'avais à m'en prendre à quelqu'un, ce serait à moi-même... ;-)

Je me contente donc de faire couper et assembler des baguettes, et je tends l'ouvrage moi-même sur du carton-bois selon une méthode très simple, apprise à l'époque lors d'un cours chez Cousines et Cie à Toulouse. Le plus dur est finalement de trouver un bon encadreur, qui a de jolies baguettes et accepte de ne faire que la moitié du travail...

To my foreign readers, I explain the method I use for framing. For translation, please use Babelfish Translator. I don't know how to do with it !!! Shame on me... :-((

Cette méthode comporte plusieurs avantages de taille à mon avis (et un seul inconvénient : c'est un peu plus long que les autres méthodes) :

- elle est réversible : la toile peut être démontée sans problème pour être nettoyée ou réutilisée autrement, sans risque de tache ou de décollage difficile

- elle est durable : certaines colles ou adhésifs vieillissent mal, peuvent gondoler ou colorer le carton et salir la toile

- elle est sans danger pour la broderie : pas de risque de tacher ou d'abimer la toile

- elle permet de compenser des marges de toile trop réduites lorsque la toile a été coupée trop court

- et surtout on peut centrer sa toile parfaitement sans courir le risque de voir la colle sécher trop vite, ce qui, pour une maniaque comme moi, est l'avantage le plus précieux... ;-)

Alors, komenkonfé ??? Yapaplufacil... ;-)

* La première chose est de bien vérifier que les bords de la toile ont tous la même dimension autour de l'ouvrage. Si ce n'est pas le cas, la recouper et surfiler le tout si ce n'est pas déjà fait. En général, je suis très maniaque sur ces deux points, mais il peut arriver, si l'on a fait des modifications dans la broderie, que la taille prévue ait été modifiée.

* Repasser parfaitement la toile, voire l'amidonner pour la manipuler plus facilement, surtout si elle est de grande taille. Poser le carton coupé à la dimension du cadre en le centrant. C'est là qu'il est intéressant d'avoir toutes les marges de tissu de la même dimension, il n'y a plus qu'à mesurer avec un double décimètre.

* Faire un premier laçage tous les centimètres environ sur le plus grand côté de la broderie, comme ceci... (sauf qu'ici, la broderie est carrée...) Commencer et finir le laçage en piquant plusieurs fois au même endroit.

 

* Recommencer sur l'autre côté. N'importe quel fil fait l'affaire. Evidemment, un fil ciré type patchwork glisse mieux, mais ce n'est pas forcément facile à trouver, c'est plus cher, et franchement, la différence est mince. Moi, j'ai l'habitude de prendre du fil foncé, qui contraste bien sur le tissu et permet de faire des points plus réguliers.

 

* Ajouter un verre si vous voulez protéger votre ouvrage, poser le carton de derrière sur lequel vous avez mis une fixation pour suspendre le cadre et clouer le tout avec de tout petits clous sans tête (j'ai oublié de prendre la photo).

 

Et voilà !

En ce qui concerne les marges, je les choisis en fonction du modèle et du cadre que j'ai fait couper. J'aime bien les cadres larges avec des marges étroites par exemple...

Si vous vous lancez, commencez plutôt avec de petits ouvrages, plus faciles à manipuler que des grands. Il est ainsi plus facile d'obtenir un résultat bien droit et avec l'entraînement vient le talent !!! ;-)))

Amusez-vous bien et bon week-end de Pâques !